lambris pvc dans salle de bain

Comment poser un lambris PVC au plafond d’une salle de bain humide ?

Le lambris PVC en salle de bain n’est plus l’apanage des salles de bain minables des années 90. La gamme s’est considérablement améliorée — on trouve aujourd’hui des lames qui imitent le bois de façon convaincante, des finitions mates qui ne renvoient pas la lumière de façon criarde, et des profils de 250 mm de large qui posent rapidement et réduisent le nombre de joints. Dans une pièce soumise à une forte humidité chronique, la faïence au plafond est lourde et délicate à coller durablement, la peinture spéciale plafond salle de bain cloque régulièrement, et le placo hydrofuge reste vulnérable si la ventilation est insuffisante. Le lambris PVC, lui, est imperméable par nature et ne craint ni la vapeur ni les projections directes d’eau. Encore faut-il le poser correctement.

Poser du lambris oui  mais sur quel support ?

La première question à régler avant d’acheter quoi que ce soit est celle du support. Le lambris PVC se pose sur une ossature de tasseaux — bois ou aluminium — fixés au plafond existant, perpendiculairement au sens des lames. L’entraxe des tasseaux est de 40 à 50 cm maximum pour éviter que les lames fléchissent entre deux appuis. Si votre plafond est irrégulier (cas fréquent dans les maisons anciennes avec des plafonds en plâtre ou en staff), les tasseaux permettent de rattraper les défauts de planéité — shimez-les avec des cales si nécessaire pour obtenir une ossature parfaitement plane. Si vous posez sur un plafond béton ou en béton cellulaire, chevilles à frapper dans les tasseaux bois ou chevilles métal pour les profilés aluminium. Sur placo standard existant, vissez directement dans les solives si vous les localisez, sinon utilisez des chevilles à bascule pour tout tasseau entre deux solives.

La pose des lames : sens, dilatation et finitions

Les lames de lambris PVC doivent pouvoir se dilater thermiquement — le PVC est un matériau qui bouge significativement entre une salle de bain froide au petit matin et une salle de bain chauffée et enhumidifiée après une douche. Cette dilatation est de l’ordre de 1 à 2 mm par mètre linéaire. Il est impératif de laisser un jeu de 5 à 8 mm en périphérie (contre chaque mur) qui sera dissimulé par les profilés de finition en U ou les quarts-de-rond. Ne collez jamais une lame de lambris contre un mur ou un montant sans ce jeu — dans les semaines qui suivent, la pression créée par la dilatation différentielle fera gondoler les lames vers le bas ou déformera les clips.

pose de lambris

La première lame se pose en commençant par le côté le plus visible depuis l’entrée de la pièce — pour que les éventuelles découpes nécessaires se trouvent sur le côté le moins regardé. Encliquetez chaque lame sur la précédente via le système rainure-languette — ne forcez pas, ça doit s’assembler facilement avec une légère pression. Chaque lame est maintenue à l’ossature par des agrafes ou des clips spécifiques PVC glissés dans la rainure et vissés sur le tasseau. N’utilisez pas de colle — elle empêcherait la dilatation.

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Ventilation : le point que tout le monde oublie

Un lambris PVC au plafond d’une salle de bain sans ventilation correcte aggrave un problème existant. La vapeur d’eau qui se condense sur le faux plafond, piégée entre le lambris et le plafond d’origine, peut humidifier le plafond béton ou attaquer les tasseaux bois. Assurez-vous que votre VMC aspire correctement avant la pose — vérifiez le débit de l’extracteur, nettoyez les grilles, et si votre salle de bain ne dispose pas d’une extraction mécanique, installez-en une avant de refermer le plafond. Un hygromètre placé dans la pièce pendant une semaine vous donnera une mesure objective du taux d’humidité résiduel — il doit descendre sous 60 % entre les douches.

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