Une personne qui serre un raccord de plomberie dans des toilettes

Faut-il préférer les raccords à sertir ou à compression pour votre plomberie ?

Les travaux de plomberie domestique offrent plusieurs options pour réaliser des assemblages étanches. Si les raccords à sertir gagnent du terrain chez les professionnels, les raccords à compression gardent leurs adeptes parmi les bricoleurs. Chaque système présente des particularités qui méritent qu’on s’y attarde avant de faire son choix.

Les raccords à compression : pour la simplicité et le démontage possible

Le principe du raccord à compression repose sur le serrage manuel d’un écrou qui comprime une bague conique contre le tube. Aucun outil spécialisé n’est nécessaire, une simple clé plate ou une clé à molette suffisent. Cette accessibilité séduit les particuliers qui réalisent ponctuellement des petits travaux de plomberie.

L’avantage du démontage reste l’argument principal en faveur de cette solution. Vous pouvez dévisser le raccord pour modifier votre installation ou remplacer un élément défectueux. Cette souplesse s’avère pratique lors d’aménagements évolutifs ou dans les logements locatifs où les configurations changent régulièrement.

Les limites apparaissent sur les installations soumises à des vibrations ou des variations thermiques importantes. Les cycles de dilatation-rétraction peuvent progressivement desserrer l’écrou, nécessitant un contrôle périodique du serrage. Les circuits de chauffage central se montrent particulièrement exigeants sur ce point.

Pourquoi les plombiers professionnels privilégient-ils le sertissage ?

La permanence de l’assemblage constitue le premier atout du raccord serti. Une fois la pince actionnée, impossible de démonter le raccord sans le détruire. Cette caractéristique garantit qu’aucune intervention malheureuse ne viendra compromettre l’étanchéité de l’installation. Les bailleurs apprécient cette sécurité qui limite les risques de dégâts des eaux.

Le gain de temps se chiffre facilement sur un chantier comportant des dizaines de raccords. Trois secondes suffisent pour réaliser un sertissage contre plusieurs minutes pour serrer correctement un raccord à compression au couple approprié. La productivité s’en trouve considérablement améliorée, réduisant le coût de main-d’œuvre.

L’encombrement réduit des raccords sertis facilite leur intégration dans des espaces contraints. Les têtes de raccord à compression nécessitent un débattement suffisant pour positionner les clés, ce qui complique parfois les installations en gaines techniques ou sous les baignoires.

Besoin de conseils pour votre technique de sertissage ? Notre autre article en parle.

Quel budget prévoir selon la technique choisie ?

Les raccords à compression affichent un prix unitaire légèrement inférieur aux raccords à sertir, généralement 20 à 30% moins chers. Un coude à compression en 16 mm coûte environ 3 euros contre 4 euros pour son équivalent à sertir. Sur une installation complète, cette différence peut représenter quelques dizaines d’euros d’économie.

L’investissement dans l’outillage inverse totalement cette équation. Les clés plates nécessaires au serrage des raccords à compression coûtent quelques euros, tandis qu’une pince à sertir de qualité démarre autour de 100 euros. Les mâchoires spécifiques à chaque diamètre ajoutent entre 20 et 40 euros par taille. Le calcul devient rapidement favorable au sertissage dès que le volume de raccords dépasse une cinquantaine d’unités. Les professionnels amortissent leur pince en quelques chantiers seulement. Les particuliers qui envisagent plusieurs projets de rénovation auront intérêt à franchir le pas.

Dans quels cas privilégier les raccords à compression ?

Les installations provisoires ou évolutives trouvent dans les raccords à compression une solution idéale. Exemple :

  • Un atelier qui nécessite des modifications fréquentes de ses circuits d’air comprimé bénéficiera de cette flexibilité.
  • Les installations techniques en milieu industriel utilisent couramment ce type de raccord sur les équipements mobiles.

Les réparations d’urgence constituent un autre domaine où la compression garde sa pertinence. Lorsqu’une fuite survient et qu’aucune pince à sertir n’est disponible, un raccord à compression permet de rétablir rapidement la distribution d’eau. Gardez-en quelques-uns dans votre réserve pour parer aux imprévus.

Les bricoleurs occasionnels qui réalisent une seule intervention tous les deux ou trois ans n’amortiront jamais l’achat d’une pince à sertir. Le raccord à compression leur offre une alternative viable sans investissement conséquent. La location d’outillage reste une option intermédiaire pour les projets ponctuels de grande envergure.

Peut-on mixer les deux techniques sur une même installation ?

Rien n’interdit techniquement de combiner raccords sertis et raccords à compression sur un circuit. Certains professionnels utilisent des raccords à compression pour les points de connexion aux appareils sanitaires, facilitant ainsi leur remplacement futur, tout en sertissant les parties cachées dans les cloisons.

Cette approche hybride demande toutefois de la rigueur dans le repérage des raccords démontables. Un plan annoté ou des étiquettes permettent d’identifier rapidement les points accessibles sans destruction. Attention également à respecter les normes en vigueur qui imposent parfois des assemblages permanents dans certaines configurations.

Les installations domestiques gagnent en fiabilité avec une technique homogène. Les assurances regardent favorablement les installations entièrement serties qui limitent les risques de manipulation intempestive. Pesez bien les avantages de chaque solution avant de faire votre choix.

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